Je me confine,

Dans les rangées les plus clean,

Chez les bobos les plus in.


Je me protège,

Et ça c’est chacun sa mère, comme ça y plus d 'mystère,

Un masque et puis se taire.


Je me cultive,

À coup de chaînes à trois lettres,

Je me fais chanter la messe,

Mais c'que je veux c’est la liesse.


Dans ce monde qui devient trop lourd,

Les souverains deviennent troubadours.

Faces de Jockers nourries à l’encre verte,

Chacun sa mère, un masque et puis se taire.


Je me torture,

De poser les pièces en place,

Tous ces mots à contre guerre,

De ce jeu qui nous déglace,

Et de nos vies délétères.


Et je m’enrage,

De ne voir la la moindre trace,

Dans la fenêtre d’en face,

D’un peu d’égard pour les tiers,

Collabos de première classe!


Dans ce monde qui devient trop lourd,

Les souverains deviennent troubadours.

Faces de Joker dressé pour l’émissaire,

Tomber le masque et puis se taire.


Je fais semblant,

Quand je fais face aux écrans;

De voir au bout la lueur,

Pour ne pas nous faire trop peur.


Et je recompte,

Tous les jours qui nous séparent,

De peut être un jour se voir,

Sans craindre de s’enlacer;

En parasites infectés.


Dans notre monde, qui nous crache son désamour,

Les souverains ne pèsent plus très lourd.

Faces de Joker, moins crédible et moins fière.

Il y a plus de masques, et puis se taire.


Je réfléchis,

je devrais sans doute conclure,

Par un accord dit majeur,

Pour croire en un jour rieur,

Mettre un masque et puis me taire.

Il est de ces secrets que l’on dira point,

Il est de ces secrets qui vous crèvent les yeux.

Et l’orsque je vous vois passer à vos aveux,

Alors tout mon dégoût s’envole vers les cieux.

Quand les règles du jeu semblent ne plus vouloir,

Que mes yeux grands ouverts se ferment pour y voir.

Je vous regarde encore pour essayer le soir, de rêver d’un jour mieux,

D’avouer là mes vœux.


Et la nature n’est plus humaine,

Elle en a perdu son hymen,

Et la nature redevient reine,

Quand l’âme humaine devient chienne.



Il est de ces pouvoirs dont on ne prend plus soin,

Encore des aurevoirs qui reviennent de loin.

Et lorsque je vous vois lutter pour presque pour rien,

Alors tout mon dégoût s’étale dans vos mains.


Quand le miroir s’emballe face à vos yeux de glace,

Assoiffé de vipère jusqu’à en perdre face.

Je vous regarde encore pour essayer le soir,

D’imaginer le monde sans vos tours d’ivoire.


Et la nature n’est plus humaine.

La confiance glisse jusqu’à se perdre.

Et la nature redevient reines.

Et les rois laissent un goût amer.


Le jour où elle sera, écoeurée de savoir,

Et qu’elle verra la peur vous envahir le soir.

La valeur de nos vies, pas plus que le cafard,

Pour enfin respirer loin de vos soifs d’avoir.


Et la nature n’est plus humaine,

Elle en a perdu son hymen,

Et la nature redevient reine,

Quand l’âme humaine devient chienne.


Une mélancolie s’installe, souvent;

Quand elle arrive et me surprend;

Je repasse ma vie au-dedans.

Et je les vois vieillir mes gens.

Je sens venir la fin, souvent.

Accrochée à mes rêves, d’enfants;

Ceux que je voyais prêt, pourtant;

Comme il est loin ce bon vieux temps.

Quand il me frappe encore, dedans.

J’ai encore peur de le perdre, mon temps.

Et je m’agite ici et maintenant;

Pour le tenir un peu ce temps.

Pour rajeunir les miens, pourtant;

Ma seule crainte c’est de les voir devant;

Les miens qui prennent toute la place dedans.

Alors je tente de les oublier, les vents;

Les crises d’attentes de voir devant.

Quand rien ne vient, je crie, souvent.

Je m’en veux de ne pas être l’héroïne, de mes gens.

À quoi bon se battre à en perdre son temps.

Si je n’en ai plus assez, devant;

Pour voir vos yeux fiers et hauts, maintenant;

Alors je les lâcherais tous, mes rêves de petite enfant.

Je n’y vois que le rien du tout, pourtant;

C’est bien ici et maintenant que je dois vous le dire, mes gens.

Je m'arrache le cœur à ne pas vouloir voir la fin, devant.

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