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Un masque et puis se taire.

Mis à jour : juin 14


Je me confine,

Dans les rangées les plus clean,

Chez les bobos les plus in.


Je me protège,

Et ça c’est chacun sa mère, comme ça y plus d 'mystère,

Un masque et puis se taire.


Je me cultive,

À coup de chaînes à trois lettres,

Je me fais chanter la messe,

Mais c'que je veux c’est la liesse.


Dans ce monde qui devient trop lourd,

Les souverains deviennent troubadours.

Faces de Jockers nourries à l’encre verte,

Chacun sa mère, un masque et puis se taire.


Je me torture,

De poser les pièces en place,

Tous ces mots à contre guerre,

De ce jeu qui nous déglace,

Et de nos vies délétères.


Et je m’enrage,

De ne voir la la moindre trace,

Dans la fenêtre d’en face,

D’un peu d’égard pour les tiers,

Collabos de première classe!


Dans ce monde qui devient trop lourd,

Les souverains deviennent troubadours.

Faces de Joker dressé pour l’émissaire,

Tomber le masque et puis se taire.


Je fais semblant,

Quand je fais face aux écrans;

De voir au bout la lueur,

Pour ne pas nous faire trop peur.


Et je recompte,

Tous les jours qui nous séparent,

De peut être un jour se voir,

Sans craindre de s’enlacer;

En parasites infectés.


Dans notre monde, qui nous crache son désamour,

Les souverains ne pèsent plus très lourd.

Faces de Joker, moins crédible et moins fière.

Il y a plus de masques, et puis se taire.


Je réfléchis,

je devrais sans doute conclure,

Par un accord dit majeur,

Pour croire en un jour rieur,

Mettre un masque et puis me taire.

Paris - France  - © OPE Prod - 2019